soleildenuit

09 novembre 2005

Humeur du jour...

Avec Avec le temps...
avec le temps, va, tout s'en va
on oublie le visage et l'on oublie la voix
le cœur, quand ça bat plus, c'est pas la peine d'aller
chercher plus loin, faut laisser faire et c'est très bien

avec le temps...
avec le temps, va, tout s'en va
l'autre qu'on adorait, qu'on cherchait sous la pluie
l'autre qu'on devinait au détour d'un regard
entre les mots, entre les lignes et sous le fard
d'un serment maquillé qui s'en va faire sa nuit
avec le temps tout s'évanouit

avec le temps...
avec le temps, va, tout s'en va
mêm' les plus chouett's souv'nirs ça t'as un' de ces gueules
à la gal'rie j'farfouille dans les rayons d'la mort
le samedi soir quand la tendresse s'en va tout' seule

avec le temps...
avec le temps, va, tout s'en va
l'autre à qui l'on croyait pour un rhume, pour un rien
l'autre à qui l'on donnait du vent et des bijoux
pour qui l'on eût vendu son âme pour quelques sous
devant quoi l'on s'traînait comme traînent les chiens
avec le temps, va, tout va bien

avec le temps...
avec le temps, va, tout s'en va
on oublie les passions et l'on oublie les voix
qui vous disaient tout bas les mots des pauvres gens
ne rentre pas trop tard, surtout ne prends pas froid

avec le temps...
avec le temps, va, tout s'en va
et l'on se sent blanchi comme un cheval fourbu
et l'on se sent glacé dans un lit de hasard
et l'on se sent tout seul peut-être mais peinard
et l'on se sent floué par les années perdues- alors vraiment
avec le temps on n'aime plus

(Léo Ferret)
avec le temps...
avec le temps, va, tout s'en va
mêm' les plus chouett's souv'nirs ça t'as un' de ces gueules
à la gal'rie j'farfouille dans les rayons d'la mort
le samedi soir quand la tendresse s'en va tout' seule

avec le temps...
avec le temps, va, tout s'en va
l'autre à qui l'on croyait pour un rhume, pour un rien
l'autre à qui l'on donnait du vent et des bijoux
pour qui l'on eût vendu son âme pour quelques sous
devant quoi l'on s'traînait comme traînent les chiens
avec le temps, va, tout va bien

avec le temps...
avec le temps, va, tout s'en va
on oublie les passions et l'on oublie les voix
qui vous disaient tout bas les mots des pauvres gens
ne rentre pas trop tard, surtout ne prends pas froid

avec le temps...
avec le temps, va, tout s'en va
et l'on se sent blanchi comme un cheval fourbu
et l'on se sent glacé dans un lit de hasard
et l'on se sent tout seul peut-être mais peinard
et l'on se sent floué par les années perdues- alors vraiment
avec le temps on n'aime plus

Posté par garwal à 20:31 - Commentaires [0] - Permalien [#]


05 novembre 2005

OK

animals_wolves018Ok je crains pas mal l'air de rien...

Ok t'en a bavé...

Ok c'est sûr, ça reste sans concessions

Ok j'avoue, les souvenirs et les regrets je m'en bat

OK j'ai une grande gueule et pas que la gueule

Ok je vais crever bientôt mais "même pas peur"...!

Ok j'avoue, peur quand même... un tit peu

OK ouai, peur de laisser mes tits n'enfants

Ok peur de plus les sentir tout contre moi

Ok ouai j'avoue, peur de ne plus respirer leur doux parfum, de ne plus plonger mes yeux noirs dans leur doux regard, de ne plus entendre leurs doux mots seuls supportables à mon oreille, de ne plus les écraser contre ma poitrine en les couvrant de bisous, de ne plus serrer leur tites mains dans les miennes, de ne plus me faire pêter les tympans sous les rires cristallins... De ne plus... de ne plus... Ne plus être rien qu'un souvenir, qu'un manque, que le manque d'un père ...

Ok... Ok j'ai peur; peur d'un jour leur manquer...

Ok... ok ouai, cette douleur sourde dans ma poitrine; supportable mais en permanence présente qui m'empèche d'oublier...

Ok...

Mais dis moi TOI, quand nos regards se croisent, qu'elle est donc cette peur que je sens en toi?

Posté par garwal à 23:30 - Commentaires [0] - Permalien [#]